Cette année, le 1er juillet ne marque pas seulement le début des vacances. C’est aussi la date à laquelle le paiement électronique obligatoire entre en vigueur pour tous les commerçants belges, Horeca compris.
Depuis le début de la pandémie, nos habitudes de paiement ont changé beaucoup plus vite que prévu. Les espèces reculent, la carte et le smartphone s’imposent. Restaient ces petits établissements où l’on ne mange généralement pas et où le cash régnait encore. Eux aussi devront s’adapter.
Et pour les exploitants qui ont déjà des sueurs froides à l’idée d’un investissement lourd : rassurez-vous, c’est possible sans gros frais.
Trois façons de proposer le paiement électronique
- Le terminal de paiement, fixe ou portable jusqu’à la table. Le plus pratique, mais pas le moins cher : achat ou location, abonnement souvent, plus des frais par transaction. Le montant arrive sur le compte le lendemain.
- Payconiq. Un simple autocollant QR code suffit côté commerçant. Le client scanne avec son appli, l’argent tombe le jour même ou au plus tard le lendemain. Ni frais d’achat, ni démarrage, ni abonnement : seulement 6 centimes d’euro par transaction, facturés en fin de mois.
- L’appli de votre banque. Vous générez un QR code, le client scanne, le montant arrive instantanément. Gratuit. L’inconvénient : ça ne fonctionne qu’avec le smartphone du gérant, qui devient donc le passage obligé de chaque addition.
Une contrainte, vraiment ?
La mesure du ministre des Finances Vincent Van Peteghem vise d’abord à lutter contre la fraude. Mais elle n’a pas que des inconvénients. Confort pour le client, d’abord, puisque la plupart des gens préfèrent désormais payer par voie électronique. Sécurité ensuite : moins de liquidités en caisse, c’est une cible moins tentante. Hygiène enfin, puisque tout se fait sans contact.
Le cash reste un moyen de paiement légal
Obligation de proposer l’électronique ne veut pas dire interdiction du liquide. Bien au contraire : l’argent comptant reste un moyen de paiement légal que vous êtes tenu d’accepter, sauf au-delà de 3 000 euros, où il devient même interdit.
Vous pouvez aussi refuser un billet endommagé ou disproportionné par rapport à l’addition. Payer une consommation de 3 euros avec une coupure de 500, par exemple, non merci.
Attention en revanche : depuis 2018, il est interdit de facturer un supplément au client qui paie par virement, carte ou smartphone. Vous gardez le droit de refuser les paiements électroniques en dessous d’un certain montant, à condition de l’indiquer clairement.
Une contrainte de plus dans un secteur déjà secoué par l’inflation dans l’Horeca, mais aussi un signe de professionnalisation, dans la lignée de campagnes comme celle du frituriste agréé en Belgique. Le reste de notre veille métier est à lire côté restaurant.
Vous êtes déjà équipé ou vous vous y mettez en catastrophe ? Racontez-nous en commentaire. (Source : Horeca Magazine)



