Silencieux, plutôt sobres en énergie, les systèmes de conditionnement d’air ont sacrément évolué. Et dans nos salles, la climatisation Horeca est passée du gadget méditerranéen à l’équipement que le client remarque… surtout quand il manque.
Pendant longtemps, la clim restait une affaire d’Amérique, d’Asie et du sud de l’Europe. Aujourd’hui, elle s’installe partout en Europe occidentale. Parce que le client est plus exigeant qu’avant : il veut une température juste, mais aussi un taux d’humidité supportable. Exactement comme le traitement de l’eau en Horeca a fini par devenir un sujet sérieux au bar comme en cuisine.
Un climat intérieur agréable, ça veut dire quoi ?
Tout dépend de la température extérieure. Quand il fait 32 °C dehors, ce qui arrive de plus en plus souvent chez nous, on parle d’une température agréable à six ou huit degrés de moins qu’à l’extérieur. Au-delà, l’écart devient désagréable et favorise rhumes et petits ennuis de santé. On a tous connu cet aéroport glacial au retour d’un pays chaud…
Et puis il y a l’humidité relative, qui pèse énormément sur le confort. Plus l’air est chargé, plus on transpire. En refroidissant l’air, le climatiseur le déshumidifie : les gouttelettes s’évaporent plus vite et le client transpire moins. C’est tout bête, mais c’est là que se joue la sensation de bien-être en salle.
Monobloc, console de sol, plafonnier : quel système pour quel établissement ?
Il existe des climatiseurs de toutes formes, de toutes tailles et dans toutes les gammes de prix. Le bon choix dépend surtout de la taille et du type de votre établissement.
- Le multi-split : plusieurs unités intérieures reliées à une seule unité extérieure. C’est la norme dans les hôtels, les B&B et les pensions.
- Le monobloc : pas d’unité extérieure, donc un coût d’achat et d’installation plus doux. Idéal pour un café ou un petit restaurant, sur une seule pièce. Longtemps réputés bruyants, les modèles récents se sont nettement assagis.
- La console de sol : très populaire en café et en restaurant. Placée au ras du sol, elle aspire l’air chaud par le bas et rejette l’air froid par le haut. Discrète, souvent design, facile à nettoyer, et on peut même la dissimuler derrière un faux mur avec une simple grille.
- Le climatiseur mural : accroché en hauteur, il passe inaperçu.
- Le plafonnier : la bonne réponse pour les grands volumes. Quasi invisible, peu encombrant, très économe.
Un seul appareil pour rafraîchir, chauffer et ventiler
Rien de plus pratique qu’un système qui fait les deux. Un seul appareil à installer, un seul à entretenir, moins de place perdue, et tout se pilote depuis une télécommande ou une appli.
Si votre climatiseur chauffe aussi, c’est qu’il appartient probablement à la génération pompe à chaleur. Il puise la chaleur de l’air ambiant, ne brûle aucun combustible fossile et se contente d’une prise électrique. Beaucoup de ces systèmes ventilent également, en amenant automatiquement l’air extérieur à l’intérieur : de quoi rendre une ventilation séparée superflue.
Les hôtels, gros consommateurs de conditionnement d’air
Un client d’hôtel veut une température constante 24 heures sur 24. Dans sa chambre, mais aussi au lobby, en salle à manger, au bar, à l’espace wellness… Les grands fabricants proposent donc des solutions globales, presque toujours basées sur la pompe à chaleur, avec une unité extérieure raccordée à une ou plusieurs unités intérieures par pièce.
Un système de gestion centralisé permet ensuite de contrôler refroidissement, chauffage et ventilation zone par zone. Vue d’ensemble, pilotage intelligent, facture allégée. Ce qui ne veut pas dire que le client n’a plus son mot à dire : il garde la main sur sa chambre, dans une plage définie par l’exploitant.
Reste que la clim consomme, et dans un contexte où l’inflation dans l’Horeca serre les marges, l’arbitrage n’est jamais neutre. Pour d’autres décryptages sur l’équipement et la gestion de salle, faites un tour dans nos actualités restaurant.
Et chez vous, la clim, c’est l’investissement qui a changé la vie ou le gouffre énergétique que vous regrettez ? Dites-nous en commentaire. (Source : Horeca Magazine)



