Il y a des noms qui reviennent dès qu’on parle de whisky canadien. J.P. Wiser’s en fait partie, et sa version Triple Barrel Rye est de celles qu’on croise en rayon sans forcément savoir ce qu’il y a derrière l’étiquette.
Une maison née en 1857 à Prescott
John Philip Wiser achète une distillerie à Prescott, en Ontario, en 1857, et commence à produire le Wiser’s Whisky. On lui attribue même l’une des premières utilisations du terme « Canadian Whiskey » sur une étiquette, lors de l’Exposition universelle de Chicago en 1893.
La maison mise dès le départ sur des standards de production élevés. Et ça paie : au début des années 1900, Wiser’s est le troisième distillateur de whisky du Canada.
Ce que veut dire « triple barrel »
Le nom n’est pas qu’un argument marketing. Le J.P. Wiser’s Triple Barrel Rye combine des distillats élevés dans trois types de contenants : des fûts de whisky déjà utilisés, des fûts de bourbon de premier remplissage et du chêne neuf.
« Notre Triple Barrel Rye est un assemblage singulier de céréales toastées, de chêne et de caramel riche. » (site officiel J.P. Wiser’s, traduit de l’anglais)
Au nez et en bouche
Les notes de dégustation publiées par le chroniqueur, ancien juré des Canadian Whisky Awards 2017 revenu sur la bouteille cinq ans plus tard, donnent le ton.
- Une colonne vertébrale de chêne, soutenue par l’érable et la vanille.
- Beaucoup de seigle et de cuir.
- Raisins secs, chocolat noir, épices à pâtisserie (piment de la Jamaïque, cannelle).
- Tabac et noix grillées.
- Une impression très bourbon de planches de chêne fraîches, entre sève, colle et résine.
Autrement dit, un rye qui assume le bois sans se transformer en copeau. C’est un profil qui parle à ceux qui aiment les whiskies qui bousculent les codes, et qui éclaire au passage l’engouement pour le rye whisky français. Nos autres verres sont à retrouver dans la rubrique whisky et dégustation.
Vous le buvez sec, sur glaçon ou en Old Fashioned ? Dites-nous comment vous servez vos ryes canadiens. Source : The Rum Howler Blog.



