Un Manhattan, mais au rhum. C’est à peu près tout ce qu’il faut savoir pour avoir envie d’essayer le cocktail Palmetto. Trois ingrédients, pas un de plus, et un résultat sombre et riche avec juste ce qu’il faut de tropiques pour patienter jusqu’à l’été.
On avoue : on remplace le whiskey par du rhum dans à peu près n’importe quel classique. Mais on ne s’attendait pas à préférer celui-ci à un vrai Manhattan.
D’où vient le cocktail Palmetto ?
Le Palmetto apparaît en 1930 dans le Savoy Cocktail Book de Harry Craddock. Sa recette est la même que celle ci-dessous, à deux détails près : il conseille de la secouer (par pitié, non) et réclame un rhum de Sainte-Croix.
Aujourd’hui, les rhums les plus connus de Sainte-Croix sont Cruzan et Captain Morgan. Cruzan est produit sur l’île depuis plus de 280 ans, mais sa gamme est si large qu’il est difficile de deviner ce que Craddock avait sous la main en 1930. Plusieurs recettes modernes suggèrent le Scarlet Ibis de Trinidad, et c’est un très joli choix : un rhum plutôt sec, qui s’entend bien avec un vermouth doux italien bien charpenté.
La recette du Palmetto
- 4,5 cl de rhum vieux (ici, The Scarlet Ibis)
- 4,5 cl de vermouth doux (Cocchi Vermouth di Torino ou Carpano Antica Formula)
- 2 traits de bitters à l’orange
Versez le tout dans un verre à mélange rempli de glace, remuez jusqu’à ce que ce soit bien froid, filtrez dans une coupe et terminez par un zeste d’orange.
Pour choisir la bouteille, un rhum ambré de caractère comme le Mount Gay Black Barrel fait aussi très bien l’affaire. Et si vous aimez les classiques revisités, notre recette de l’Enzoni, le cocktail qui réinvente le Negroni, devrait vous plaire. Recette originale à retrouver sur Garnish.
Alors, team Manhattan ou team Palmetto ? On vous écoute.



