Bartender preparant un cocktail au bar
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Sandrae Lawrence, Dame Hall of Fame : interview

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Le Dame Hall of Fame® célèbre chaque année les figures qui ont marqué durablement l’accessibilité et l’inclusion dans l’industrie mondiale de l’hôtellerie et des boissons. Créé en 2012, ce prix encourage aussi le mentorat au sein des métiers du bar et de la restauration.

Parmi les intronisées, on retrouve Sandrae Lawrence, éditrice de The Cocktail Lovers et lauréate internationale du Dame Hall of Fame 2021, présenté par Woodford Reserve. Elle a répondu à quelques questions sur son parcours, son rôle de mentor et l’importance de la passion dans ce métier.


Comment avez-vous influencé l’accessibilité et l’inclusion dans votre secteur ?

« J’ai toujours essayé d’être inclusive dans ma couverture de l’industrie, pas seulement en représentant les femmes, les personnes de couleur et les communautés LGBTQ+, mais en regardant au-delà de Londres et du Royaume-Uni : en racontant des histoires, en soutenant des causes et en mettant en lumière des gens qui font des choses formidables dans leurs bars et pour leurs communautés, de l’Espagne à Singapour, de l’Afrique à l’Amérique, de l’Italie à l’Inde, et partout entre les deux. » (Sandrae Lawrence)

Elle rappelle que son magazine a consacré des numéros entiers aux femmes et aux personnes de couleur travaillant dans l’industrie, bien avant #MeToo ou #BlackLivesMatter, « parce que ces sujets ont toujours été importants pour moi : je les vis ». Il y a six ans, elle a aussi collaboré avec Cointreau sur une exposition photo consacrée à leur projet britannique Women In Drinks, avec l’ambition de le décliner à l’échelle mondiale.

Faites-vous des efforts particuliers pour être un mentor et un leader ?

« Pour être honnête, je ne le faisais pas avant. Mais en tant que femme noire dans une industrie dominée par des hommes blancs, j’ai pris de plus en plus conscience de la façon dont je pouvais utiliser ma position et ma visibilité pour encourager des personnes qui ne penseraient pas naturellement à travailler dans le monde des boissons. » (Sandrae Lawrence)

Elle dirige aujourd’hui une entreprise reconnue, juge régulièrement des concours de cocktails à l’international et siège dans des comités, en France comme à l’étranger. Son mantra : « si je peux le faire, n’importe qui le peut ». Avant la pandémie, elle envisageait aussi de devenir mentor dans des écoles secondaires de quartiers sous-représentés, un projet qu’elle compte reprendre.

Que représente ce prix pour vous ?

« Je serais extrêmement honorée d’être reconnue pour avoir fait quelque chose que j’aime, dans une industrie qui me passionne vraiment. » (Sandrae Lawrence)

Une reconnaissance méritée pour une figure qui, depuis des années, ouvre des portes à celles et ceux qu’on n’attend pas forcément derrière un bar. Et vous, quelle figure de l’industrie des boissons mériterait selon vous d’être davantage mise en lumière ?