Et si l’avenir des boissons se dessinait sans alcool ? La question, qui aurait pu faire sourire il y a dix ans, s’impose aujourd’hui comme l’un des grands sujets du secteur. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le marché explose, et il ne montre aucun signe d’essoufflement.
Une tendance sans alcool qui gagne du terrain
Selon le baromètre Degré Zéro 2025, 49 % des Français consomment désormais des boissons alternatives, contre 39 % en 2024. Une hausse de 10 points en un an seulement, qui traduit une adoption particulièrement rapide.
Le marché des boissons no/low pèse aujourd’hui environ 300 millions d’euros en France, et plus largement, l’ensemble du secteur des boissons sans alcool affiche une croissance annuelle de 9 % entre 2023 et 2026. Rien qu’en 2026, l’année s’annonce comme celle de la maturation, voire de l’institutionnalisation de ces alternatives.
La bière sans alcool en tête de peloton
Sur le terrain de la bière, le marché français du sans alcool représentait déjà 238 millions d’euros en 2024, avec une progression de 11 % en volume pour les blondes sans alcool. Au total, 110 millions de litres de bière sans alcool ont été écoulés cette année-là.
Les mocktails ne sont pas en reste : ces cocktails sophistiqués sans alcool pèsent désormais 13,1 millions d’euros, portés par une offre de plus en plus qualitative dans les bars et restaurants.
La Gen Z, moteur du mouvement
Sans surprise, ce sont les plus jeunes qui portent cette dynamique : 65 % de la Gen Z française se dit intéressée par les alternatives sans alcool. Une génération qui redéfinit les codes de la sortie et du bar, sans forcément renoncer au plaisir de trinquer.
Alors, simple effet de mode ou vraie mutation durable du secteur ? Les chiffres penchent clairement pour la seconde option. Et vous, avez-vous déjà remplacé un de vos rituels alcoolisés par une alternative sans alcool ?



