Baies de genievre en gros plan, utilisees dans le gin
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Sassafras, réglisse, rue… ces épices à connaître avant de les utiliser

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Genièvre, réglisse, muscade… nos étagères à épices regorgent d’ingrédients qui donnent tout leur caractère aux spiritueux et boissons maison. Mais certaines de ces épices à connaître avant de les utiliser méritent quelques précautions, entre interdictions officielles et effets secondaires bien réels.

Le sassafras, interdit mais toujours dans votre root beer

La FDA a interdit l’usage du sassafras à l’état brut : la plante contient du safrole, une substance responsable de lésions hépatiques et de certains cancers en cas de consommation prolongée. Bonne nouvelle tout de même : les extraits de racine n’en contiennent pas et restent utilisés dans la fabrication de thé et de root beer. Mieux vaut en revanche éviter de le récolter soi-même à l’état sauvage, les feuilles pouvant contenir du safrole.

La réglisse, entre bienfaits et contre-indications

Juste derrière le ginseng dans la pharmacopée chinoise, la réglisse a autant d’atouts que de mises en garde. Elle est reconnue pour soulager la toux, les maux de gorge et les troubles digestifs, renforcer le système immunitaire et agir comme antioxydant. Mais elle est fortement déconseillée aux femmes enceintes, aux diabétiques et aux personnes souffrant d’hypertension ou de troubles oculaires. En cas de traitement en cours, mieux vaut en parler à son médecin avant d’en consommer, sous quelque forme que ce soit.

Le genevrier, star discrete du gin

Les baies de genievrier sont tout simplement a l’origine du gin. En cuisine, trois a quatre baies sechees et broyees suffisent a parfumer rotis et ragouts. Une utilisation trop genereuse peut en revanche fatiguer les reins ; les baies crues sont a proscrire, et les femmes enceintes doivent s’en abstenir, la plante etant reputee diminuer la fertilite.

Rue, sumac et noix de muscade : prudence de mise

La rue a un goût si amer et une odeur si forte qu’elle a quasiment disparu des cuisines occidentales, on ne la retrouve plus guère qu’en Éthiopie et dans certains pays méditerranéens. À forte dose, elle peut provoquer de graves brûlures au contact de la peau. Le sumac, lui, se rapproche du citron ou du vinaigre en cuisine, mais reste absent de la plupart des rayons à cause de sa proximité avec le sumac vénéneux. Quant à la noix de muscade, un usage classique en pâtisserie ne pose aucun problème, mais à trop forte dose (attention au lait de poule des fêtes), elle peut provoquer somnolence et déshydratation, particulièrement chez les enfants et les animaux.

La modération reste donc le meilleur des conseils. Et vous, quelle épice utilisez-vous sans même savoir qu’elle mérite prudence ?

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