Un Inchmoan 25 ans embouteillé à 48,6 %, tiré de fûts de bourbon de second remplissage… Voilà typiquement le flacon qu’on regrette de ne pas avoir attrapé au bon moment.
Car en 2017, Loch Lomond sortait ses embouteillages sans les tarifs délirants qu’on connaît aujourd’hui. Et celui-ci est passé presque inaperçu.
Inchmoan 25 ans : le plus âgé de la gamme
Petit rappel pour ceux qui découvrent : Inchmoan est le nom donné aux distillats tourbés produits par la distillerie Loch Lomond, dans les Highlands occidentales. Une signature à part, qui n’a pas grand-chose à voir avec les tourbés d’Islay.
Cet embouteillage reste à ce jour le seul Inchmoan issu du millésime 1992, et le plus vieux jamais sorti sous ce nom. Comme la distillerie avait installé des alambics supplémentaires en 1990, ce whisky pourrait bien provenir de l’une des toutes premières séries d’Inchmoan. De quoi donner un intérêt historique à la bouteille, en plus de son âge.
| Distillerie | Loch Lomond |
| Région | Highlands (ouest) |
| Âge | 25 ans (1992-2017) |
| Maturation | Fûts de bourbon de second remplissage |
| Degré | 48,6 % |
| Filtration à froid | Non |
| Prix constaté | 200 à 350 $ |
Ce qu’on trouve dans le verre
Le nez part sur du varech séché, des algues grillées et du béton mouillé. Étonnant, mais cohérent. Derrière arrivent la feuille de menthe et le chocolat noir, puis le yuzu et la pêche rôtie en arrière-plan.
En bouche, c’est acidulé, salin et très citronné. Des touches antiseptiques, des fruits tropicaux et une pointe d’absinthe se croisent, avec une tourbe douce, marine, qui fond dans l’ensemble plutôt que de le dominer. La finale prolonge les agrumes acidulés et les fruits exotiques, l’amertume venant chatouiller les bords.
« Le monde a besoin de davantage de Loch Lomond tourbés longuement vieillis comme celui-ci. Si vous avez une bouteille, serrez-la dans vos bras et ouvrez-la ! »
Diving for Pearls
Faut-il courir après cet Inchmoan 25 ans ?
Le dégustateur lui attribue 89/100, en saluant un degré parfaitement calibré et un nez fabuleux, avec pour seul reproche un léger manque de profondeur. On reste sur un whisky d’une grande cohérence, où rien ne dépasse.
Si vous aimez ce genre de profils insulaires et salins, jetez aussi un œil à notre dégustation du Highland Park 12 ans, plus accessible, ou à notre avis sur le whisky Arran. Et pour le reste de nos dégustations, tout est rangé dans notre rubrique whisky écossais.
Vous avez déjà croisé un Inchmoan dans un bar ou dans une vente aux enchères ? Racontez-nous en commentaire, on est curieux de savoir si la bouteille circule encore.
Source des notes de dégustation : Diving for Pearls.



