Barman servant un verre de rhum ambré au comptoir, comme l'Angostura 5 ans de Trinidad
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Angostura 5 ans : le rhum de Trinidad né des bitters

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On connaît tous la petite bouteille au grand chapeau de papier. Beaucoup moins les rhums de la maison Angostura, qui méritent pourtant le détour.

D’un médecin militaire aux bitters les plus célèbres du monde

L’histoire commence en 1824. Johann Gottlieb Benjamin Siegert, médecin allemand alors chirurgien-général dans l’armée vénézuélienne, met au point un assemblage d’herbes aromatiques qu’il baptise « Amargo Aromatico ». Ce sera l’Angostura Bitters, aujourd’hui présent derrière absolument tous les bars du monde.

La société est d’abord fondée dans la ville d’Angostura, rebaptisée plus tard Ciudad Bolívar. Ses successeurs, son frère cadet et son fils, la déplacent en 1876 à Port of Spain, à Trinidad. C’est là que la maison produit ses rhums aujourd’hui.

Comment est fabriqué l’Angostura 5 ans

Comme tous les rhums de la maison, l’Angostura 5 ans est produit à partir de mélasse sur une colonne à cinq étages. Et c’est là que la technique devient intéressante.

Une partie du rhum est tirée après un seul passage dans la colonne, ce qui donne un distillat lourd et très aromatique. Ce distillat est vieilli, puis assemblé avec un alcool beaucoup plus épuré, lui distillé sur les cinq colonnes. Le résultat : un rhum qui garde du caractère sans devenir massif.

Ce principe d’assemblage entre distillats lourds et légers est au cœur du style trinidadien, très différent de ce qu’on trouve en Jamaïque. Si vous voulez comparer, notre article sur le rhum jamaïcain Clarendon et ses esters record donne une bonne idée de l’autre extrémité du spectre.

Au nez et en bouche

« Caramel au beurre, fines épices de chêne, amande et zeste d’orange, complétés par de la vanille et de légères épices à pâtisserie (gingembre et cannelle). Il y a aussi une légère impression de noix de coco ; et à mesure que le verre s’ouvre, l’amande semble se mêler au caramel et à la vanille pour donner une très légère impression de massepain. »

The Rum Howler

Un profil gourmand, donc, mais pas sirupeux. C’est exactement ce qui en fait un bon rhum de cocktail : il tient face au vermouth et aux amers sans se faire écraser. Le dégustateur le recommande d’ailleurs dans un Railcar.

Pour d’autres pistes d’assemblage et de dégustation, faites un tour dans notre rubrique rhum des Caraïbes.


Vous l’utilisez en cocktail ou vous le buvez sec ? Dites-nous quel usage vous en faites.

Notes de dégustation d’après The Rum Howler Blog.