Ce n’etait pas la COP26, mais une reunion tout aussi utile face a la morosite du secteur Horeca. Du jamais-vu depuis des annees : les presidents des principales associations de chefs de Belgique se sont reunis pour unir leurs forces, au siege de l’Association des Mastercooks of Belgium.
L’union fait la force face a la crise horeca
A l’initiative de cette rencontre : Fabian Hermans, president de la Federation Horeca Bruxelles, et Cedric Poncelet, president des Mastercooks. Leur objectif ? Parler d’une seule voix, proteger la profession et tenter de maintenir le secteur a flot en pleine periode troublee.
Autour de la table : les representants des Mastercooks, de la Federation Horeca Vlaanderen, de l’Academie Culinaire de France Belux, des Euro-Toques, de la Fetam, du Club Prosper Montagne, des 33 Masterchefs Belgium, des Disciples Escoffier Benelux et des JRE. Du beau monde, donc.
Une nouvelle qualification qui inquiete les professionnels
Au coeur des discussions : un projet de loi visant a creer un nouveau statut, celui de « cuisinier sachant travailler seul », destine aux jeunes de 18 ans sortant de l’ecole. Une mesure qui, sur le papier, doit revaloriser le metier. Sur le terrain, elle inquiete.
« Nous ne savons pas sur quelle etude cette qualification est basee, mais en tant que professionnels actifs dans le metier, nous ne pouvons admettre qu’un jeune de 19 ans sortant de 6e annee technique ou professionnelle soit bombarde cuisinier sachant travailler seul, surtout avec le peu de stages mis en oeuvre. » (Fabian Hermans, president de la Federation Horeca Bruxelles)
Car un jeune diplome sans experience, meme motive, ne peut pas raisonnablement gerer seul un etablissement avec toutes ses obligations administratives (ratio de rentabilite, AFSCA, TVA, ressources humaines). Revaloriser le metier, oui. Faire miroiter un poste inaccessible, non.
Des controles juges disproportionnes
Autre sujet souleve avec emotion : certains restaurateurs, pourtant en regle sur tous les plans, font l’objet de controles policiers particulierement musclés, intimidant sans raison apparente le personnel comme les clients attablés. Une question reste en suspens : est-ce vraiment le moment de compliquer la vie d’un secteur deja fragilise ?
Une chose est sure : quand les federations et les associations avancent ensemble, leur voix pese davantage face au monde politique. A suivre de pres.



