Un barman qui cherche à refaire un Manhattan comme au XIXe siècle tombe vite sur un problème : le whisky d’origine n’existe plus. C’est ce constat qui a lancé toute l’aventure du rye new-yorkais chez Fort Hamilton.
Un style effacé par la Prohibition
Le seigle a longtemps été la céréale du whisky américain, et l’État de New York en produisait un style bien à lui. La Prohibition a fermé les distilleries de l’État, et le style n’est jamais vraiment revenu.
La distillerie Fort Hamilton, installée à Brooklyn, a été conçue en 2016 par Alex Clark et Amy Grindeland, un couple passionné d’histoire. Lui est un expatrié britannique qui a quitté le trading de devises pour passer derrière un bar new-yorkais, porté par le boom cocktail des années 2000.
« Historiquement, c’était le whisky originel de l’Amérique. La vraie motivation derrière le lancement de Fort Hamilton, c’était de rééduquer le consommateur américain à la beauté du whisky de seigle. » (Alex Clark, propos traduits de l’anglais)
Ce qui définit un rye new-yorkais
La définition tient en une absence : pas un grain de maïs dans le mash bill. Le whisky de Fort Hamilton est distillé uniquement à partir de seigle, d’orge maltée, de levure et d’eau, dans la tradition new-yorkaise.
Les céréales sont entièrement new-yorkaises et l’orge maltée vient de la Hudson Valley. La maison revendique une fabrication conforme à celle d’il y a deux siècles.
Cette relecture des styles anciens n’a rien d’isolé. On la retrouve dans les projets qui veulent repenser le whisky, et jusqu’en France avec le rye whisky français lancé à Bordeaux. Le reste de nos découvertes est dans la rubrique whisky de seigle et distilleries.
Un Manhattan au rye pur seigle, ça vous tente ? Dites-nous si vous avez déjà croisé une bouteille de Fort Hamilton.



