Il fut un temps où Campbeltown était synonyme de whisky. Au tournant du XXème siècle, cette petite ville nichée sur la presqu’île de Kintyre, à l’extrémité sud-ouest de l’Ecosse, comptait près de trente distilleries en activité. Aujourd’hui classée comme l’une des cinq régions officielles du Scotch Whisky, elle n’en compte plus que trois — mais quelle réputation.
L’ancien triangle d’or du whisky
Campbeltown formait jadis avec Edimbourg et Glasgow ce que les historiens de la distillation nomment l’« ancien triangle d’or du whisky ». La ville doit son déclin à la Prohibition américaine des années 1920, qui lui ferma son principal débouché commercial. Les distilleries fermèrent les unes après les autres, laissant une ville veuve de son industrie centenaire.
Springbank, Glen Scotia et Glengyle
Trois distilleries maintiennent aujourd’hui le flambeau de Campbeltown. Springbank est la doyenne : fondée en 1828, elle reste l’une des rares distilleries d’Ecosse à réaliser intégralement son processus sur site, du maltage à la mise en bouteille. Glen Scotia, fondée en 1832, produit des expressions marines au caractère affirmé. Glengyle, rouverte en 2004 après un siècle de fermeture, commercialise ses whiskies sous la marque Kilkerran.
Le style Campbeltown se distingue par ses notes salines, tournées, parfois légèrement soufrées — un caractère fortement marécageux qui rappelle le voisinage de l’océan. Pour découvrir d’autres grandes expressions du whisky écossais, explorez également notre sélection d’spiritueux d’exception.



