Verre de bière blonde mousseuse, à l'image de la première bière de la distillerie Rubbens
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La distillerie Rubbens se lance dans la bière avec la Rubbens Blond

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D’habitude, c’est l’inverse. Une brasserie s’ennuie un peu, décide d’élargir la gamme et se met au genièvre, au gin ou au whisky. Chez Rubbens, on a pris le chemin d’en face : après plus de deux siècles de spiritueux, la maison s’est mise à la bière.

La distillerie Rubbens s’appellera donc dorénavant Distillery-Brewery Rubbens. Et elle vient de présenter sa première bière, la Rubbens Blond.

Deux siècles de distillerie, puis une brasserie

L’entreprise a été créée en 1817. En 2008, elle a quitté Zele pour Wichelen, sur les rives de l’Escaut, et pas seulement pour la vue. Le nouveau propriétaire, Dirk Beck, pouvait y combiner son métier d’agriculteur avec celui de distillateur : les céréales de ses terres partent à la production d’alcool, et les résidus de distillation reviennent à la ferme comme nourriture pour les animaux.

Le site offrait aussi de la place pour une brasserie, avec un endroit où déguster les produits de la ferme dans l’assiette comme dans le verre. Pour la partie brassage, la maison a fait appel à Michaël Schoofs, ingénieur brasseur et fils de brasseur de la brasserie Vagebond à Merksplas.

« Cette combinaison du brassage et de la distillation me plaît beaucoup. Il va sans dire que j’ai dès lors rapidement maîtrisé l’art de la distillation. De cette façon, je peux créer de belles interactions entre les deux processus. » (Michaël Schoofs)

Ce qu’il y a dans la Rubbens Blond

La Rubbens Blond titre 6 % vol. Au moins la moitié du houblon utilisé est belge, ce qui lui donne une amertume douce plutôt qu’agressive. Et surtout, elle est aromatisée avec des épices qui trahissent la culture maison du genièvre : graines de genévrier, graines de paradis, écorce d’orange.

Résultat, une bière de dégustation pensée pour la terrasse, mais qui tient aussi la comparaison face à un plat relevé. Une Rubbens Tripel doit suivre quelques semaines plus tard.

Le logo, lui aussi, change. La maison ressort une vieille figure mythologique déjà présente sur ses premières étiquettes.

« L’hippocampe de Rubbens est en fait un Hippocampus, mi-cheval, mi-poisson, qui tirait le char de Neptune. L’hippocampe est également une particule de notre cerveau, en forme d’hippocampe, qui est affectée lorsque nous consommons de l’alcool. » (Hendrick Beck)

Une brasserie qui se veut 100 % écologique

L’argument environnemental n’est pas un habillage de dernière minute. La maison a investi dans des panneaux solaires supplémentaires, qui couvrent déjà les deux tiers de sa consommation électrique, et n’utilise plus du tout de gaz naturel grâce à la production électrique de vapeur.

Ce genre de virage n’a rien d’isolé côté brassicole : on le retrouve dans la manière dont l’Italie défend une IGP pour la bière du Piémont, ou dans la longévité d’un classique comme la Westmalle Dubbel et ses 100 ans. Pour le reste de nos trouvailles, direction notre rubrique bière belge et brassicole.


Sur leur jetée qui surplombe l’Escaut, le programme est simple : gin tonic maison en apéritif, blonde fraîche à table, genièvre en digestif. Difficile de faire plus cohérent. Vous tenteriez la Blond ou vous attendez la Tripel ? Source : Horeca Magazine.