Deux verres et une bouteille illustrant le marché du whisky français en croissance

Marché du whisky français : la seule origine en croissance en 2026

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Le rayon whisky fait grise mine en grande surface. Sauf pour une origine : la nôtre. Sur les cinq premiers mois de 2026, le marché du whisky français progresse de 7,3 % en valeur et de 2,0 % en volume, quand l’ensemble du rayon recule.

Et ce n’est pas un détail statistique. C’est, selon les données publiées par la Fédération du Whisky de France, la seule origine en croissance sur les deux tableaux à la fois.

Un rayon whisky sous pression, une exception française

Première famille de spiritueux en grande distribution, le whisky traverse une phase de contraction. En cumul à date arrêté à la semaine close le 17 mai 2026, ses ventes reculent de 3,1 % en valeur et de 4,5 % en volume sur un an.

Qui tire le marché vers le bas ? Les scotchs, cœur historique du rayon, en repli sur tous leurs segments : de -3,6 % pour les scotchs de moins de 12 ans à -5,4 % pour les malts. Parmi les grandes origines, seuls les bourbons américains (+1,0 %) et les whiskies français échappent à la baisse.

Les chiffres clés du marché du whisky français

Whisky français en GMS (cumul à date, sem. close au 17/05/2026) vs 2025
Chiffre d’affaires +7,3 %
Volumes +2,0 %
Prix moyen au litre +5,1 %
Part de marché valeur du rayon whisky 1,33 % (+0,13 pt)
Marché du whisky toutes origines (rappel) -3,1 % en valeur

Source : panel distribution Nielsen (hyper, super, proximité, drive, SDMP).

Une montée en gamme, pas une guerre des prix

C’est peut-être le point le plus intéressant. Le prix moyen du whisky français tourne autour de 35 € le litre, soit environ 57 % au-dessus de la moyenne du rayon (22 € le litre). Et il continue de grimper.

Autrement dit, les distilleries françaises ne gagnent pas des parts en cassant les prix. Elles les gagnent en valorisant un savoir-faire, sur des segments à forte valeur ajoutée. Dans un marché où tout le monde se bat sur la promo, c’est une stratégie à contre-courant… et elle fonctionne.

La part de marché reste modeste, 1,33 % en valeur. Mais elle ne reflète qu’une partie des ventes : la grande distribution n’est qu’un canal parmi d’autres pour une production largement artisanale, qui passe aussi par les cavistes, la vente directe et l’export.

Le vrai enjeu : l’indication géographique « Whisky de France »

Derrière ces chiffres, il y a un chantier de fond. La rédaction du cahier des charges de l’indication géographique « Whisky de France » touche à sa fin, et la fédération travaille cet été sur le plan de contrôle et la création de l’organisme de défense et de gestion.

Le whisky français est loin d’avoir la reconnaissance qu’il mérite : trop de personnes, en France comme à l’étranger, ne connaissent pas encore la qualité et la diversité de nos whiskys français. (Christian Bec, président de la Fédération du Whisky de France)

Il précise aussi que les chiffres de progression chez les cavistes sont encore meilleurs qu’en grande surface. On veut bien le croire.

Ce que ça dit du marché en 2026

Le contraste est saisissant. Pendant que les scotchs décrochent en France, ils célèbrent ailleurs : rappelez-vous la taxe sur le whisky écossais en Inde, divisée par deux mi-juillet. Les grandes origines cherchent leur relais de croissance à l’export, les français grignotent leur marché domestique.

Pour se faire une idée sur pièce, le rendez-vous à cocher reste le Whisky Live Paris 2026, fin septembre à la Villette. Et pour le reste, on continue de suivre toute l’actualité du whisky ici même.

Vous avez déjà basculé sur du whisky français dans votre bar ? Racontez-nous en commentaire quelle distillerie vous a convaincu, on est curieux de savoir lesquelles sortent du lot.

Source : DistilNews, d’après le communiqué de la Fédération du Whisky de France.