Un coléoptère à peine plus gros qu’une pièce de 1 centime qui met tout un vignoble en alerte… Ça pourrait prêter à sourire. Sauf que le scarabée japonais vient d’être capturé pour la deuxième fois de l’été en Bourgogne-Franche-Comté, et que la vigne figure en bonne place sur son menu.
Le 7 juillet 2026, un spécimen de Popillia japonica a été piégé sur la commune de Pont, en Côte-d’Or, à proximité d’un axe routier majeur. L’identification a été confirmée par l’unité d’entomologie et botanique de l’ANSES.
Deux détections en trois semaines
C’est la deuxième fois que l’insecte est repéré dans la région cet été. La précédente remontait au 16 juin, sur la commune d’Écot, dans le Doubs. Dans les deux cas, la DRAAF penche pour un transport involontaire par véhicule, camion ou voiture.
Car depuis 2021, un plan de surveillance renforcée par piégeage est déployé le long des principales voies de communication routières, ferroviaires et aéroportuaires reliant la France à l’Italie et à la Suisse. Un renforcement du piégeage a été mis en place dans la foulée, avec des prospections menées par les agents de la DRAAF sur les semaines suivantes.
Pourquoi le scarabée japonais menace la vigne
Originaire d’Asie, Popillia japonica est classé organisme de quarantaine prioritaire au titre de la réglementation européenne, avec obligation de surveillance et de lutte. La raison ? Il s’attaque à plus de 300 espèces de plantes alimentaires, forestières ou ornementales. Parmi elles : la vigne, les arbres fruitiers, les petits fruits, les gazons, le maïs.
L’insecte est installé en Italie depuis 2014 et en Suisse depuis 2017. En France, la première détection remonte à l’été 2025, dans le Haut-Rhin, en région Grand Est. Autant dire qu’il progresse, tranquillement, le long des grands axes.
Et il arrive au pire moment. Entre les vendanges 2026 en Champagne avancées comme jamais et les dérogations d’irrigation des vignes à Bordeaux, les vignerons n’avaient pas vraiment besoin d’un ravageur supplémentaire sur la liste. Le reste de l’actualité du vignoble est à retrouver dans notre rubrique actualité du vin.
Comment le reconnaître et le signaler
Bonne nouvelle : il est identifiable. On peut le confondre avec le hanneton des jardins, mais le scarabée japonais mesure moins qu’une pièce de 1 centime d’euro et porte des touffes de soies blanches bien visibles sur le pourtour de l’abdomen.
La surveillance repose largement sur la vigilance de chacun. Si vous pensez en croiser un, photo à l’appui si possible, trois canaux existent :
- par courriel à alerte-vegetaux-sral.draaf-bourgogne-franche-comte@agriculture.gouv.fr
- via le formulaire de déclaration en ligne
- par téléphone au 03 39 59 40 95, pendant les heures d’ouverture de la DRAAF Bourgogne-Franche-Comté
Vous vous baladez dans les vignes cet été ? Ouvrez l’œil, et signalez. Et si vous avez déjà croisé cette bestiole quelque part, racontez-nous ça en commentaire.
Sources : DRAAF Bourgogne-Franche-Comté et Vitisphere.



