Verre et bouteille de single malt sur fond sombre, illustration de la dégustation du Waterford Ballykilcavan

Waterford Ballykilcavan 1.2 : le single malt irlandais d’une seule ferme

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Une distillerie, cinq single malts, et cinq fermes différentes. C’est le principe que défend Waterford, et c’est ce qui rend le Waterford Ballykilcavan intéressant bien avant qu’on l’ait mis dans le verre : chaque embouteillage provient de l’orge d’une exploitation unique, tracée, identifiée.

Ici, l’orge est de souche Taberna et vient de la ferme de David Walsh-Kemmis, dans le comté de Laois, à l’ouest de Dublin en suivant la M7. On peut avoir des réserves sur la jeunesse de ces whiskeys et sur les choix de fûts, mais l’idée de la ferme unique, elle, force le respect.

Waterford Ballykilcavan 1.2 : la fiche technique

DistillerieWaterford
PropriétaireRenegade Spirits
RégionWaterford, Irlande
TypeSingle malt
Âge2016-2020, majoritairement 4 ans avec un peu de 3 ans, donc annoncé 3 ans
Maturation55,5 % chêne américain, 22 % chêne français, 22,5 % fûts de vin doux naturel
Tirage9 000 bouteilles
Degré50 %
Filtration à froidNon
Colorant E150aNon

Détail amusant : le 1.2 a environ trois mois de plus que le 1.1, ce qui le ferait basculer dans les 4 ans. Sauf que le distillateur a incorporé un peu de 1.1 dedans. Résultat, la mention d’âge reste identique.

Dégustation à 50 %

Au nez, c’est plus enlevé que le 1.1 : moins de soufre, davantage de sauvignon français. Puis arrivent les fleurs, la confiture de framboise et le bonbon au raisin. Une note de levure persiste, mais on est plus proche du newmake que du moût.

En bouche, ça chauffe plus que le 1.1. Raisins sucrés, pommes acidulées, poivre bien piquant, avec une petite touche soufrée terreuse sans excès. Ça s’adoucit avec le temps. La finale mêle miel, sultanines et pommes acides sur un fond d’oloroso sec.

Réduit à environ 43 %, soit une cuillère à café d’eau pour 3 cl, le nez devient plus levûré et plus floral, avec du bonbon à la pomme verte en arrière-plan. Et enfin, l’orge pointe le bout de son nez. La bouche, sucrée-salée, garde son côté brut, et le soufre vire un peu uréique. Finale crue et sucrée, avec un soupçon de citron.

Verdict

Malgré la différence de style et les quelques mois supplémentaires, le 1.2 ne dépasse pas le 1.1. Il n’aime pas beaucoup l’eau, et sa bouche paraît plus simple, plus plate que celle de son cadet. Sa finale est son meilleur atout en pur, et le nez gagne à être moins soufré. On y voit moins de potentiel, tout simplement.

Note : 75/100. Disponibilité : encore trouvable un peu partout en Europe, avec des prix qui partent dans tous les sens.


Si les embouteillages à fort caractère vous parlent, on a aussi goûté le Croftengea 10 ans, ce Loch Lomond mal élevé, et l’Inchmoan 25 ans 1992, nettement plus posé. Le reste de nos notes de dégustation de whisky et single malt est à côté.

Vous avez goûté la gamme Waterford ? Dites-nous quelle ferme vous a le plus convaincu.