Un bidon d’huile moteur sur l’étagère du bar ? C’est bien du gin. Le gin Engine, produit en Italie, a fait le pari du packaging le plus improbable du rayon spiritueux, et il ne s’agit pas seulement d’un coup de com’.
Une boîte métallique plutôt qu’une bouteille
La marque est née de la passion de son fondateur, Paolo Dalla Mora, entrepreneur venu de la mode et des spiritueux, pour les voitures anciennes et les motos. D’où ce contenant en fer-blanc qui évoque les bidons d’huile de l’âge d’or de l’automobile, capsule à vis comprise.
Le clin d’œil fonctionne, mais il a aussi un effet pratique : le métal protège le liquide de la lumière, et le format se glisse dans un sac sans risque de casse.
Ce qu’il y a dans le bidon
- Un gin biologique italien, produit en petits lots dans les Langhe, au Piémont.
- Des botaniques 100 % bio et volontairement peu nombreuses : sauge de Ligurie, citron, racine de réglisse et rose de Damas.
- Une distillation sous vide à l’évaporateur rotatif, qui travaille à basse température pour préserver les arômes les plus fragiles.
- Un titrage à 42 % vol.
Cette liste courte en dit long sur l’intention : pas de surenchère botanique, mais une signature identifiable, herbacée et florale, où la sauge et la rose prennent le pas sur le genièvre écrasant de certains London Dry. Un profil qui change des repères habituels du gin, où les recettes à quinze botaniques restent la norme.
Comment le servir
Avec un profil aussi aromatique, nous éviterions les tonics trop marqués : un tonic neutre, beaucoup de glace, un zeste de citron et rien d’autre. La recette du gin tonic parfait reste le meilleur banc d’essai pour juger un gin, avant de le pousser en Martini.
Et si vous vous demandez où se situe ce genre de micro-production face aux mastodontes, notre article sur la marque de gin la plus vendue au monde donne l’échelle.
Packaging malin ou gadget ? Dites-nous si vous poseriez ce bidon sur votre étagère.



