On le sait, l’été 2026 n’épargne personne. Mais depuis quelques semaines, ce sont carrément des hectares de vignes qui partent en fumée dans le Sud de la France. Et la faute à un cocktail détonant : canicule, sécheresse et vents violents.
Trévillach, un incendie qui a marqué les esprits
Direction les Pyrénées-Orientales, où l’incendie de Trévillach a ravagé près de 4 900 hectares début juillet. Bilan pour la filière viticole : 146 hectares de vignes partis en cendres, aux côtés de 165 hectares de vergers. Et à Pouzols-Minervois, dans l’Aude, le feu a laissé derrière lui ce que certains décrivent comme des « paysages lunaires ».
On ne va pas se mentir : la vigne est particulièrement exposée pendant ces épisodes. La sécheresse assèche sols, herbes et broussailles autour des parcelles, et il ne faut parfois que quelques minutes pour qu’un feu menace plusieurs hectares de vignoble, en Corbières comme en Languedoc.
Une facture salée pour les vignerons
Résultat : selon la FNSEA, les pertes de récolte grimperaient jusqu’à 25 à 30 % pour les fruits et légumes frais dans les zones touchées, la vigne n’étant pas épargnée. Une procédure de reconnaissance de calamité agricole a été activée, avec un dépôt de dossier possible jusqu’en août 2026.
De quoi relancer, une fois de plus, la question de l’adaptation du vignoble français face au changement climatique. Rangs coupe-feu, débroussaillage renforcé, replantation de variétés plus résistantes : les pistes ne manquent pas, mais elles coûtent cher et prennent du temps.
Et maintenant ?
Le gouvernement a de son côté annoncé suivre la situation de près, tant les incendies précoces inquiètent au-delà du seul secteur agricole. En attendant, difficile de ne pas y voir un nouveau signal d’alerte pour tout un pan de notre patrimoine viticole.
Vous êtes vigneron ou vigneronne dans une zone à risque ? Racontez-nous en commentaire comment vous vous organisez face à ces épisodes de plus en plus fréquents.



